La lutte contre les discriminations devrait concerner tout le monde, tout milieu, toute discipline. Aujourd’hui, le secteur agricole fait parler de lui positivement, notamment par le biais de son ministère, ainsi que des écoles.
Des éloges au colloque international « éducation et homophobie »:
S’il doit bien y avoir un ministère qui a fait l’unanimité au bilan du colloque bisontin de ce mois de juin, c’est bien celui de l’agriculture, salué pour sa politique volontariste et efficace.
Sa campagne Faisons campagne à la campagne concerne les LGBTphobies, tout comme la question des rapports filles-garçons, des addictions, du handicap…
En outre, une école était également représentée au colloque : AgroCampusOuest.
Impact de l’initiative du ministère sur l’éducation :
L’ensemble des lycées agricoles se saisissent de cette action : courts métrages avec présence du réalisateur, dynamiques ludiques… Ce type de sensibilisation est vraiment utile, et va bien au delà de simple initiatives de pure communication.
Le DVD support est disponible ici, en partenariat avec Ligne Azur :
http://www.ligneazur.org/article.php3?id_article=91
Et pour la deuxième fois à la marche des fiertés LGBT de ce samedi 26 juin :
La présence ce cette école est à noter : AgroParisTech, en position 55.
A ces actions s’ajoutent maintenant les toutes dernières de l’enseignement supérieur :
Quand au secteur de l’enseignement supérieur, il n’est pas un lieu isolé du reste de la société, et donc pas un « îlot de tolérance et d’acceptation des différences ».
Le Ministère de l’enseignement supérieur vient tout juste de s’engager sur 3 points auprès de l’Inter-LGBT :
-la relance de la campagne d’affichage « homophobie/lesbophobie » au sein des établissements d’enseignement supérieur dès septembre 2010 ;
-la création d’une nouvelle campagne d’affichage et d’information en lien avec la Ligne Azur concernant le mal-être des étudiant-e-s LGBT (janvier/février 2011);
-l’ouverture d’un chantier sur la formation des personnels de l’enseignement supérieur aux problématiques liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre.
Il est donc à saluer que toutes ces initiatives s’accompagnent d’une réelle formation des enseignant/es : sans formation, difficile de maitriser les outils et de mettre en place les campagnes d’affichages ! L’un ne doit pas aller sans l’autre, car tout dans le passé avec le Ministère de l’éducation a démontré que sans ces conditions, les outils et campagnes ne sont pas utilisées et… restent au fond des placards ! Bien sûr, il reste indispensable d’impliquer les président-e-s d’Universités en tant que responsables de la gestion des personnels, et d’allouer les moyens nécessaires.
